samedi 28 février 2009

#13

"Notre vie n'est qu'une fiction.
Nous puisons des histoires dans nos souvenirs"

mardi 11 novembre 2008

#12

Tu as appelé notre sœur parlant d'urgence, elle n'a pas compris l'importance du message.
Tu as appelé notre frère parlant d'urgence, il en a compris l'importance.
Tu ne m'as pas appelé, ne croyais-tu pas en moi ? Pensais-tu me "protéger" ? Ton message final ne m'était-il pas directement destiné ? Aurais-je pu comprendre ce que tu ne voulais pas entendre ?

Notre frère t'a trouvé pendu dans la cage d'escalier de ta maison. L'aurais-tu attendu ? Voulais-tu simplement ne pas rester trop longtemps dans cette position inconfortable ?

Si je ne comprends pas tout de ta motivation, je pense en saisir une partie.
Petit tu jouais au jeu du second qui veut prendre la place de l'ainé. Cela a tellement bien réussi qu'on t'a donné cette place. Et ce n'était plus un jeu, c'était la réalité. Et cette réalité est devenue trop lourde. Je suis sur que tu devais te sentir vivre comme un imposteur tout comme je vis avec ce sentiment.

Je commençais à force de travail sur moi à démêler l'écheveau de nos relations. Petit à petit je me confortait dans l'idée d'en parler avec toi et d'enfin, peut être , pouvoir se retrouver.

Tu as été le plus rapide en décidant de ne plus supporter l'insupportable souffrance de ta vie.

dimanche 5 octobre 2008

#11

A partir de demain, je cesse de procrastiner.


Via Anniseris

lundi 1 septembre 2008

#10

Au début, on vit par ignorance.
Puis par curiosité.
Ensuite par conviction.
Qui devient de l'habitude.
Enfin par lassitude...

lundi 28 juillet 2008

#9

Le bordel qui règne dans ma tête envahit mon habitation.
Le bordel a toujours envahi mes divers lieux de vie.
Le bordel est dans ma tête depuis toujours.

vendredi 25 juillet 2008

#8

Ce qui est plate avec les thérapies, les psychologues et leurs diagnostics, les crises hystériques répétées, les mécanismes de défense détectés, les erreurs de jugement passées, c’est qu’éventuellement, à force de se faire étiqueter dépendante affective et sexuelle, bordeline, maniaco-dépressive, alcoolique, névrosée, psychopathe, suicidaire, criss de folle, on en vient à douter de la légitimité de nos émotions. Comme si chacune de nos réactions et toutes nos humeurs découlaient d’un trouble de la personnalité.

Nos plaisirs sont des délires, nos chagrins sont des symptômes, la peur est une phobie, la joie une folie, l’affection une insuffisance et l’attachement une manie irrationnelle. Tout devient louche et il n’y a plus moyen d’apprécier la compagnie de quelqu’un sans envisager le traitement pharmaceutique qui va nous aider à soigner notre nouvelle obsession.

Tiré du blog : La Gueule de bois

mercredi 16 juillet 2008

#7

Attendre patiemment que le moment soit prêt. Ne pas essayer de changer les choses de force, mais regarder la direction du courant. Et aussi s'efforcer de voir les choses d'un œil juste. A ce moment là, on peut comprendre naturellement ce qu'il convient de faire.

Haruki Murakami. Danse, danse, danse