lundi 28 juillet 2008

#9

Le bordel qui règne dans ma tête envahit mon habitation.
Le bordel a toujours envahi mes divers lieux de vie.
Le bordel est dans ma tête depuis toujours.

vendredi 25 juillet 2008

#8

Ce qui est plate avec les thérapies, les psychologues et leurs diagnostics, les crises hystériques répétées, les mécanismes de défense détectés, les erreurs de jugement passées, c’est qu’éventuellement, à force de se faire étiqueter dépendante affective et sexuelle, bordeline, maniaco-dépressive, alcoolique, névrosée, psychopathe, suicidaire, criss de folle, on en vient à douter de la légitimité de nos émotions. Comme si chacune de nos réactions et toutes nos humeurs découlaient d’un trouble de la personnalité.

Nos plaisirs sont des délires, nos chagrins sont des symptômes, la peur est une phobie, la joie une folie, l’affection une insuffisance et l’attachement une manie irrationnelle. Tout devient louche et il n’y a plus moyen d’apprécier la compagnie de quelqu’un sans envisager le traitement pharmaceutique qui va nous aider à soigner notre nouvelle obsession.

Tiré du blog : La Gueule de bois

mercredi 16 juillet 2008

#7

Attendre patiemment que le moment soit prêt. Ne pas essayer de changer les choses de force, mais regarder la direction du courant. Et aussi s'efforcer de voir les choses d'un œil juste. A ce moment là, on peut comprendre naturellement ce qu'il convient de faire.

Haruki Murakami. Danse, danse, danse

#6

Il avait toujours eu la main posée sur la poignée de la porte de sortie. Il attendait une occasion d'ouvrir, c'est tout.

Haruki Murakami. Danse, danse, danse

#5

Je désapprouve la mort.
On y flaire la tentation de croire.

Providence Alain Resnais

#4

J'ai du être perturbé très tôt.
L'enfance, peut-être..
Mais on ne peut passer sa vie à lui mettre tout sur le dos.

Providence, Alain Resnais