vendredi 25 juillet 2008

#8

Ce qui est plate avec les thérapies, les psychologues et leurs diagnostics, les crises hystériques répétées, les mécanismes de défense détectés, les erreurs de jugement passées, c’est qu’éventuellement, à force de se faire étiqueter dépendante affective et sexuelle, bordeline, maniaco-dépressive, alcoolique, névrosée, psychopathe, suicidaire, criss de folle, on en vient à douter de la légitimité de nos émotions. Comme si chacune de nos réactions et toutes nos humeurs découlaient d’un trouble de la personnalité.

Nos plaisirs sont des délires, nos chagrins sont des symptômes, la peur est une phobie, la joie une folie, l’affection une insuffisance et l’attachement une manie irrationnelle. Tout devient louche et il n’y a plus moyen d’apprécier la compagnie de quelqu’un sans envisager le traitement pharmaceutique qui va nous aider à soigner notre nouvelle obsession.

Tiré du blog : La Gueule de bois

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